Le combat désespéré d’un père, privé de sa fille depuis des mois

20140106_1_1_6_8_1_obj5430653_1Séparé de sa compagne, Pierre peine à faire respecter ses droits de visite

Selon l’Insee, un enfant de divorcé sur trois ne voit plus jamais son père. Or, ce n’est pas toujours de sa responsabilité : les histoires de pères séparés qui ne parviennent pas à faire respecter leurs droits de visite sont malheureusement devenues très courantes.

C’est le cas de Pierre Garcia, 27 ans, dont l’ex-compagne est partie vivre près de Nantes avec leur petite fille, âgée aujourd’hui de 18 mois. Lors du dernier jugement, il avait obtenu le droit de la voir un week-end par mois, aux frais de la mère de l’enfant.

Mais depuis octobre 2012, il n’est parvenu à la voir que trois fois. À chaque fois, il fait des kilomètres pour rien. La dernière fois qu’il a tenté de s’y rendre, la maman avait changé d’adresse. Il n’a pas eu d’autre solution que porter plainte. « Mais les gendarmes du village m’ont dit qu’elle ne voulait pas coopérer. J’ai perdu tout contact avec elle », s’alarme-t-il.

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il y a vingt ans

Depuis leur séparation (la petite était alors âgée de 4 mois), leurs relations n’ont cessé de se détériorer. Au départ, son ex-compagne habitait encore Carpentras mais refusait déjà de lui confier le bébé. « Elle m’accuse de tous les maux, prétend que je suis violent, que je fais du trafic de stupéfiants et fait tout pour me retirer mon autorité parentale », affirme-t-il. Or, les enquêtes et les perquisitions à son domicile n’ont rien donné et Pierre Garcia est en attente de l’appel du dernier jugement.

« Quel parent accepterait de vivre normalement quand on lui enlève son enfant du jour au lendemain pendant plus d’un an sans motif valable ? Que faire face à la surdité de la justice ? »

Pierre Garcia ne baisse pourtant pas les bras. Son avocate, Me Bifeck reconnaît que la situation est dans l’impasse : « La mère n’a déménagé que pour l’embêter, sans motif familial ni professionnel. Elle n’a rien à reprocher à M. Garcia qui paie sa pension, bien qu’elle ne lui rembourse jamais ses frais de voyage. Ce comportement peut être sanctionné par un changement de résidence de l’enfant. Mais il faut attendre le résultat du jugement. »

Pierre Garcia est d’autant plus désespéré qu’il a l’impression de faire les frais d’un scénario de famille qui se reproduit : « Le père biologique de mon ex-compagne a vécu la même histoire, vingt ans en arrière en lui payant une pension alimentaire jusqu’a ses 20 ans. Il était présenté comme le « diable » et n’avait aucun signe de vie de sa fille. Je ne veux pas vivre la même chose et passer à côté de ma princesse. »

 

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