Coparentalité

Le mot coparentalité peut être utilisé de deux façons différentes (Sources : Wikipédia)

1. Coparentalité (formule de parentalité) : Méthode par laquelle deux personnes ont un enfant sans être en couple pour autant

La coparentalité est une forme de parentalité qui désigne deux sortes (radicalement diront les uns, la même diront les autres) différentes de parentalités :

  1. La coparentalité (au sens strict) qui concerne, comme son étymologie l’énonce, le partage de parentalité par les parents naturels vis-à-vis d’un enfant ou de plusieurs, lorsque ceux-ci se trouvent séparés ou divorcés, ou éloignés dans certains cas où les parents d’accord ne peuvent exercer facilement leurs devoirs et droits parentaux;
  2. La coparentalité au sens restreint de coparentalité homosexuelle (le terme étant plus précis mais plus discriminant) :
  • le terme restreint est utilisé de manière courante dans sa zone d’extension, mais ce terme porte à confusion avec le précédent en particulier dans ses projections juridiques.
  • Il est une forme de parentalité où les parents forment un couple homoparental non reconnu légalement qui élève conjointement le ou les enfants de l’un ou l’autre des conjoints, ou alors un couple homme-femme dont l’un au moins des deux membres est homosexuel, qui peut être marié ou non, vivre sous le même toit ou non, etc.
  • L’Association des parents gays et lesbiens estime qu’au sein de l’association, les parents ayant réalisé leur projet grâce à un projet de coparentalité représentent 40 % des femmes et 85 % des hommes.
  • Il s’agit du type d’homoparentalité le plus répandu, devant l’insémination artificielle avec donneur.
  • Lorsqu’il s’agit d’une configuration homoparentale, la famille est alors composée de parents biologiques, une mère lesbienne et un père gay, et de leur compagne et compagnon respectifs.
  • À la différence des beaux-parents qui arrivent dans un second temps, les partenaires sont des coparents car ils s’engagent vis-à-vis de l’enfant dès sa conception.
  • Ils assurent le quotidien comme les parents biologiques et se sentent parents à part entière même s’ils n’en ont pas le statut.

2. Coparentalité (concept juridique)

Le mot coparentalité s’impose pour définir le partage des droits et des responsabilités du père et de la mère auprès des enfants. En effet, la réalité voulant que deux parents habitent sous deux toits différents a donné naissance à ce nouveau terme définissant la relation qui survit à la relation conjugale.

  • Le principe de coparentalité repose sur le fait qu’un enfant a toujours et dans tous les cas, le droit de conserver une relation équilibrée avec ses deux parents, même s’ils sont séparés ou divorcés, à moins qu’il soit reconnu utile de le séparer d’un ou de ses deux parents.
  • Un tel droit est fondé sur le fait qu’être parent est un engagement qu’un adulte prend par respect pour son enfant.
  • Selon l’article 30 de la constitution italienne, être parent est aussi bien un droit qu’un devoir. En tant que droit, il ne peut pas être contraint avec l’accord d’une tierce personne, même s’il s’agit de l’autre parent. En tant que devoir aussi, parce qu’il est impossible d’y renoncer, de même qu’il n’est pas possible de renoncer à un droit légal.
  • Ce principe a été initié au début du XXIe siècle par l’Italie grâce à l’Association des Parents Séparés qui, pendant des années, s’est opposé à une culture, une pensée sociale, un système législatif et légal, qui discriminaient les sexes dans un conflit qui opposait les ex-partenaires, et encore plus lorsque des enfants étaient impliqués.
  • De telles associations sont en fait, impliquées également pour résoudre de sérieux problèmes liés à des séparations ou à des divorces, telles que l’enlèvement d’enfants, le syndrome d’aliénation parentale (ou syndrome de Medea), et l’égalité des droits entre les sexes lors des séparations et des divorces devant la justice.